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Vos actions RSE événementielles vont devoir se passer de l'argument CSRD

Notre mission : Faire de chaque événement professionnel un levier de lien humain et de transition durable.
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La directive Omnibus vient de faire sortir 80% des entreprises françaises du périmètre obligatoire du reporting de durabilité. Sur le papier, une bonne nouvelle : moins de contraintes, moins de reporting, moins de charge administrative. Dans les couloirs, une autre réalité : c'était souvent cet argument-là qui faisait basculer un budget RSE côté finance.

"On a besoin de le faire pour la CSRD" fonctionnait. C'était rassurant, chiffré, obligatoire. Ce sésame vient de disparaître pour la grande majorité des entreprises. Reste à savoir comment continuer à défendre vos actions RSE événementielles sans lui.

Ce que change réellement la directive Omnibus

Adoptée fin 2025 et entrée en vigueur en mars 2026, la directive Omnibus relève fortement les seuils d'application de la CSRD. Il faut désormais dépasser 1 000 salariés ET 450 millions d'euros de chiffre d'affaires net pour rester dans le périmètre obligatoire, contre 250 salariés et 50 millions auparavant. Résultat : environ 80% des entreprises initialement concernées sortent du champ d'application direct.

Pour beaucoup d'ETI et de PME françaises, c'est un soulagement administratif réel. Mais pour les équipes RSE, communication ou événementiel, c'est aussi la perte d'un levier de négociation interne qui avait fait ses preuves. Le rapport de durabilité obligatoire donnait un cadre, une échéance, une ligne budgétaire difficilement contestable. Sans lui, chaque dépense RSE redevient une décision discrétionnaire, à justifier une par une.

Le vrai sujet : vous perdez un argument, pas un besoin

Sortir du périmètre réglementaire ne fait disparaître aucune des raisons pour lesquelles vous organisiez des événements éco-responsables. Vos collaborateurs continuent d'attendre une cohérence entre les valeurs affichées par l'entreprise et ce qu'ils vivent au quotidien. C'est également le cas de vos clients grands comptes. En ce qui les concerne, ils restent très majoritairement soumis à la CSRD et vous demanderont toujours vos données d'impact pour documenter leur propre scope 3. Vos futurs talents continuent d'arbitrer entre plusieurs offres d'emploi en regardant, entre autres, l'engagement réel de l'employeur.

Le besoin de prouver votre démarche n'a pas bougé d'un millimètre. Ce qui a changé, c'est qu'il ne peut plus s'appuyer sur une obligation légale pour convaincre en interne.

Ce qui ne disparaît pas avec la directive

Un séminaire éco-conçu, un rapport d'impact carbone remis à la fin d'un événement, un réseau de prestataires vérifiés plutôt qu'improvisés : ce sont des preuves tangibles, visibles, que personne ne peut vous retirer par décret. Contrairement à un tableau de reporting réglementaire, ces éléments parlent directement aux collaborateurs qui ont participé à l'événement, aux clients qui reçoivent le compte-rendu, aux candidats à qui vous présentez la culture d'entreprise en entretien.

C'est même l'inverse de ce qu'on pourrait croire. Moins l'obligation réglementaire pèse sur vous, plus la démarche volontaire a de valeur aux yeux de ceux qui vous observent. Une entreprise qui continue de mesurer, de sélectionner ses prestataires sur des critères RSE et de communiquer ses résultats alors que rien ne l'y oblige envoie un signal plus fort qu'une entreprise qui se contente de cocher des cases imposées.

Chez Tcheen, nous le constatons sur le terrain : une entreprise industrielle de taille intermédiaire, récemment sortie du périmètre CSRD après le relèvement des seuils, a choisi de maintenir son exigence de sélection RSE sur son séminaire annuel de 250 personnes. Le rapport d'impact carbone remis en fin d'événement a servi deux fois : une première fois en interne, dans la communication managériale post-séminaire, une seconde fois dans les réponses aux appels d'offres de ses propres clients, qui continuent d'exiger ces données malgré la simplification réglementaire.

Comment transformer vos événements en preuve, sans dépendre du reporting obligatoire

Plusieurs leviers restent à votre disposition, et aucun ne nécessite d'être soumis à la CSRD pour les activer.

Passer par un réseau de prestataires réellement évalués. La différence entre "prestataire local" et "prestataire évalué sur des critères sociaux et environnementaux vérifiés" se joue dans le détail du sourcing. C'est un argument que finance comprend bien : de la traçabilité, pas des promesses.

Chiffrer l'impact de chaque événement. Un calcul carbone par participant, comparé à un scénario classique, donne un chiffre concret à réutiliser en interne, sur LinkedIn ou dans une réponse à appel d'offres. Il ne s'agit plus de conformité réglementaire, mais de preuve commerciale et managériale.

Documenter pour vos clients, même sans obligation directe. Si vos clients grands comptes restent soumis à la CSRD, ils continueront de vous solliciter pour leurs propres données de chaîne de valeur. Autant garder une donnée structurée et disponible plutôt que de la reconstituer dans l'urgence.

Recentrer l'argument budgétaire sur la marque employeur et la fidélisation. Sans le totem réglementaire, l'argument le plus solide face à la finance devient souvent celui-ci : les entreprises engagées dans une démarche RSE structurée affichent une performance et une fidélisation de leurs équipes supérieures à leurs pairs. C'est un argument économique, pas un argument de conformité, et il résiste mieux dans la durée.

Comme le résume Julie, chargée de projets événementiels chez Tcheen : "Les entreprises qui nous sollicitent aujourd'hui pour un séminaire éco-conçu ne le font plus parce qu'un texte de loi les y oblige. Elles le font parce que leurs équipes le remarquent, et que leurs clients le demandent quand même."

FAQ

La directive Omnibus signifie-t-elle que la RSE événementielle n'est plus une priorité ? Non. Elle change l'argument de vente en interne, pas l'attente des collaborateurs, clients et candidats vis-à-vis de l'engagement réel de l'entreprise.

Mon entreprise est sortie du périmètre CSRD, dois-je arrêter de mesurer l'impact de mes événements ? Pas nécessairement. Si vos clients ou partenaires restent soumis à la CSRD, ils continueront de vous demander ces données. Garder une mesure structurée évite de la reconstituer dans l'urgence plus tard.

Comment justifier un budget RSE événementiel sans argument réglementaire ? En s'appuyant sur des indicateurs concrets et réutilisables : impact carbone chiffré, taux de satisfaction, effet mesurable sur la marque employeur et la fidélisation des équipes.

Un événement éco-conçu coûte-t-il plus cher qu'un événement classique ? Pas systématiquement. Passer par un réseau de prestataires déjà sélectionnés et évalués permet souvent de gagner du temps de recherche, ce qui compense en grande partie l'écart de coût, quand il existe.

Comment être sûr que mes prestataires sont réellement engagés, et pas seulement affichés comme tels ? En passant par un réseau où chaque prestataire est évalué sur des critères environnementaux et sociaux vérifiés, plutôt que sur de simples déclarations.

Faut-il un rapport d'impact carbone pour chaque événement, même un afterwork ou un petit-déjeuner ? Non, cela dépend de l'enjeu. Pour un événement stratégique ou récurrent, le calcul a du sens. Pour un format ponctuel et informel, l'essentiel reste le choix de prestataires engagés.

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